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Cuba (Part. 3)
Antithèse de la ville de la Sainte-Trinité et de la Révolution, Varadero allonge dans l'Océan Pacifique ses vingt kilomètres de presqu'île toute vouée au tourisme balnéaire. Avec son sable blanc, une eau toujours au dessus de 25°, porte ouverte vers les cayos - les petites îles - les plus réputées des Caraïbes, elle ne se donne pas trop de mal pour séduire les hommes en mal d'onirisme exotique. De magnifiques villas, folies mégalomaniaques de richissimes américains virent le jour avant la Révolution. La plus belle d'entre elles, la Maison Dupont de Nemours est sans aucun doute l'endroit le plus extraordinaire de Varadero. Surplombant sa plage privée (si, si, cela existe à Cuba !), entourée d'un immense parc et de son golf elle accueille aujourd'hui un grand restaurant, de par sa taille et non pour sa cuisine.
Le farniente sur la plage, les sports nautiques sont rois en ces lieux. Les établissements hôteliers se succèdent le long de la presqu'île. Leur confort est sans doute le meilleur que l'on puisse trouver sur Cuba. Fidel Castro a très bien compris que l'avenir économique de son île se jouait là. C'est pourquoi il a autorisé le développement de complexes touristiques à capitaux étrangers. Les journées à Varadero sont sous le signe des maillots de bains et des maîtres-nageurs surveillant - à la californienne ! - la plage du haut de leurs perchoirs. Point de départ d'une autre "Révolution" pour la plus sensuelle des Caraïbes ?
Christophe Hamieau.